20 minutes - 29/04/2005

La CUM clame l’urgence de construire

 
La CUM clame l’urgence de construire

Vendredi 29 avril 2005

« En Paca, 70 % de la population peut prétendre à un logement HLM, alors que le parc ne peut en accueillir que 17 %. » En une phrase, un des chefs d’entreprise participant à la convention habitat-logement a résumé toute la problématique pour la Marseille Provence. Plus de 450 personnes, élus, bailleurs, investisseurs, associatifs, se sont rassemblés, hier, à l’Alcazar à l’appel de la communauté urbaine de Marseille (CUM) pour un débat technique sur le problème du logement. « Le manque de logements peut avoir un impact économique en amenant des entreprises à s’implanter ailleurs ou à retarder leurs embauches », rappelle un élu.

Tout le monde s’accorde sur l’état des lieux : appartements et maisons deviennent inaccessibles aux classes moyennes, créant une congestion dans les loyers bas et conventionnés : « 80 % des foyers fiscaux de la CUM gagnent moins de 2 500 e nets par mois et ne peuvent donc payer des loyers supérieurs à 800 e, charges et parking compris », note Joël Kirkorian, directeur général de la société Sémaphore, organisatrice de la convention. La demande est telle que tous les types de logements trouvent preneurs.

Quelles sont les priorités ? Pour Fathi Bouaroua, militant associatif, il faut miser sur les HLM : « Vouloir faire venir des jeunes actifs sur Marseille, c’est bien, mais ils refuseront de déménager s’ils voient que la misère n’a pas été résorbée. » Selon les chiffres de l’agence de l’urbanisme de la CUM, il faudrait créer 3 100 logements neufs chaque année sur la métropole pour ne pas perdre d’habitants. Pour gagner 4 000 habitants par an, il faudrait 5 000 logements neufs chaque année. Clôturant la convention, Jean-Claude Gaudin a assuré que la CUM compte « exploiter au maximum les droits à construire » pour augmenter la densité de population sur l’agglomération. Frédéric Legrand

 

Centre-ville pour tous pas entendu par grand monde

Vendredi 29 avril 2005

Présente sur le pavé de l’Alcazar, l’association Centre-vile pour tous (CVPT) a aussi pris part aux débats, hier. Pour Noailles, Belsunce et le Panier, elle demande « que Marseille Aménagement utilise certains de ses immeubles pour le relogement des anciens habitants, que les loyers soient plafonnés quand les investisseurs reçoivent des aides et que le qualité des travaux soit contrôlée », martèle Nouredine Abouakil. « Optimiste » en début de journée, CVPT a été refroidie par le discours de clôture du maire : « Il rejette l’effort en matière d’HLM sur les communes de la périphérie. Or, il faut aussi en faire en centre-ville », s’indigne Jean-Philippe Beau. P. C.
 

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