Marsactu.fr - 2/05/2012

Le Scot de Marseille pour les nuls en trois leçons

Jusqu’au 21 mai, le schéma de cohérence territoriale de la communauté urbaine de Marseille est soumis à l’enquête publique. Nature, logement, transports : Marsactu vous explique par le menu son contenu et ce qu’on peut en penser.

Maintenant que grâce à Marsactu ce qu’est un schéma de cohérence territoriale (Scot) n’a plus de secrets pour vous (si ce n’est pas le cas un coup d’oeil à notre article est vivement conseillé), on peut rentrer dans le dur : le contenu de ce document dont dépendra largement "l’avenir du cadre et des conditions de vie des habitants de notre territoire", dixit Eugène Caselli, président socialiste de Marseille Provence Métropole, en clôture d’une réunion publique en novembre dernier. Jusqu’au 21 mai, c’est la dernière étape, celle de l’enquête publique, qui permet à tout un chacun d’avoir accès à l’intégralité des dossiers et des avis des institutions concernées.

On l’avait souligné en novembre, le Scot ne garantit pas qu’à l’avenir la volonté politique et la mise en oeuvre concrète - mais aussi les crédits nécessaires - suivent automatiquement. Mais les 137 pages du DOG (on vous avait dit de jeter un oeil à notre décryptage...) ont au moins le mérite de tracer un cadre - plus ou moins - précis accompagné d’orientations dans de nombreux domaines. Revue de détail à lire pendant les ponts de mai...

1 Projections dans l’espace

Le dernier mot de l’acronyme n’est pas le moins important : territoire. En l’occurence, les 60 000 hectares des 18 communes que regroupe MPM, avec ses 125 km de littoral, ses cours d’eau, ses massifs... Un espace qui doit aussi compter des zones urbanisées : 34% pour MPM, devant ses voisins du pays d’Aix (15%), de Toulon (17%) ou de Nice (29%). Avec un chiffre clé qui conditionne fortement le Scot : en 20 ans, 3600 hectares ont grignotés par ces dernières sur les espaces naturels et agricoles. Or, le Scot projette, comme un gimmick, un "3x80" : accueillir 80 000 habitants, emplois et logements nouveaux. Pour préserver ce qui est régulièrement qualifié dans les documents de "patrimoine d’exception", l’idée est donc de s’inscrire en "rupture" avec la faible densité et le caractère parfois erratique de cette artificialisation.

Bref, ça tombe bien, d’introduire une "cohérence". Pour cela, le Scot définit sept zones prioritaires appelées "centralités de premier niveau" : l’hypercentre de Marseille, Euroméditerranée, l’arc Prado-Michelet-Capelette, Saint-Antoine, le pôle Valentine-Barasse, Marignane et La Ciotat. Des zones qui "rayonnent bien au-delà de MPM pour certaines de leurs fonctions, notamment économiques et culturelles" et "ont une capacité significative d’accueil de logements, d’emplois, d’équipements et sont au nœud des infrastructures de communication".

A une échelle géographique plus large, le Scot délimite cinq "territoires de projets", des "espaces de renouvellement urbain" qui "présentent un potentiel de développement important". Des lieux, dit encore le document, "où l’investissement public doit être mené de manière coordonnée". "Sur Euroméditerranée, on avait les moyens d’ingénierie et financier pour mener [la densification], mais on aurait besoin de trois ou quatre Euroméditerranée", justifiait en novembre le directeur du pôle Aménagement urbain et cadre de vie de MPM Jean-Marc Bonino.

Chacune de ces zones fait l’objet d’une des nombreuses cartes du DOG (les autres, touchant à l’économie, la culture, le tourisme, les transports etc. sont rassemblées par Marsactu en fin de page 3 de cet article) :

Voir les cartes et le site de Marsactu en cliquant

Par Julien Vinzent, le 30 avril 2012

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