Localtis Info - 19/10/2010

Un accord-cadre pour améliorer la coopération entre l’Anru et l’Acsé

Politique de la ville

"L’humain et l’urbain sont indissociables." Gérard Hamel, président de l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (Anru) et coauteur d’un sévère rapport sur la politique de la ville, le réaffirmait il y a quelques mois à l’Assemblée nationale, en souhaitant une meilleure articulation entre l’Anru et l’Acsé (Agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances). C’est aujourd’hui chose faite. Les deux entités ont signé, ce 18 octobre, un accord-cadre pour une coopération renforcée autour d’un vaste objectif : "Offrir une meilleure qualité de vie aux habitants des quartiers populaires." Les deux institutions dédiées à la mise en oeuvre de la politique de la ville, déjà partenaires, notamment sur la question de l’accès à l’emploi à travers le programme insertion-rénovation développé en 2009 (qui "vise à créer une centaine de chantiers sur les sites en rénovation urbaine"), officialisent et étendent ainsi leur collaboration. L’accord-cadre devrait permettre aux deux agences de "renforcer les échanges d’informations et de coopérations" sur des thèmes prioritaires comme l’animation des quartiers, l’accès au logement, à la culture, l’entretien des espaces verts, mais également en matière de sécurité des commerces de proximité. L’engagement porte sur la volonté de soutenir des projets et des actions qui fédèrent autour de thèmes qui ne pourront qu’améliorer l’idée du "mieux vivre ensemble" dans les quartiers sensibles, en coopérant sur "des projets cohérents de territoires" et en précisant "les domaines et les modalités de coordination de l’action des deux agences aux niveaux national et territorial".
 
L’Acsé a été créée par la loi du 31 mars 2006 sur l’égalité des chances dans le but de renforcer l’action de l’Etat en faveur des habitants des 2.213 quartiers de la politique de la ville, et pour promouvoir l’égalité des chances et la diversité. Elle gère l’essentiel des crédits spécifiques consacrés par l’Etat à ces priorités (379 millions d’euros). L’Anru, de son côté, gère l’engagement de l’Etat, au travers du plus grand programme de rénovation urbaine jamais lancé (PNRU), à hauteur de 12 milliards d’euros d’investissements qui généreront 42 milliards de travaux pour la politique de la ville, et prévoit la transformation de 493 quartiers en grande difficulté qui touchent 4 millions d’habitants.
 
 
 
Sandrine Toussaint
publié le 19 octobre 2010
 
 

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