La Provence.com - 30/11/2016

Marseille : "Des enjeux de proximité à défendre" (Bernasconi, maire des 1er et 7e)


Depuis son élection en 2014, elle est maire (LR) des 1er et 7e arrondissements de la ville, là où elle a grandi. Entretien avec cette mère de trois enfants qui nous raconte son territoire

Les yeux doux mais le poing ferme, Sabine Bernasconi, du haut de ses 46 ans, a été déléguée à l’emploi de 2001 à 2008, puis conseillère générale avant d’obtenir le titre de vice-présidente de la culture au sein du département en 2015. Depuis son élection en 2014, elle est maire (LR) des 1er et 7e arrondissements de la ville, là où elle a grandi. Entretien avec cette mère de trois enfants qui nous raconte son territoire.

Quelles sont les difficultés principales qui s’illustrent dans les arrondissements dont vous avez la gestion ?
Sabine Bernasconi : Le 1er et le 7e sont assez différents l’un de l’autre. Au centre, il y a des enjeux de proximité à défendre mais c’est aussi le reflet de l’image de la ville tout entière. Le 7e, lui, est plus résidentiel. Le problème qui reste à améliorer, autant dans l’un que l’autre, demeure la propreté. Des efforts ont été faits avec notamment la réorganisation de différents services mais la dynamique est un peu retombée. Alors on a demandé la privatisation du système pour le 1er afin que le 7e puisse bénéficier d’un redéploiement des effectifs. Les appels d’offres sont en cours pour sélectionner l’entreprise (qui devrait entrer en action dès juin prochain, Ndlr). Dans le centre, la sécurité posait aussi quelques soucis alors on l’a renforcée via un CLS (contrat local de sécurité) en juin 2014, le premier de France à ce moment. Sur un dispositif plus global, l’autorité est partagée entre la police municipale, la nationale, les douanes, l’Urssaf, etc. D’autres problématiques sont plus cachées, comme la prostitution ou la toxicomanie, mais relèvent surtout d’une question de santé publique et donc de sécurité nationale. Quant au 7e, il est surtout marqué par des soucis liés au stationnement. La difficulté c’est qu’on a peu de possibilités pour agir... La réflexion est toutefois ouverte quant à la réorganisation de zones et le sens de certaines rues.

Vous n’avez pas fait allusion à la paupérisation du centre...
Il est vrai que certains commerces ferment mais d’autres ouvrent également. Beaucoup ont souffert de la rénovation urbaine mais c’est bientôt fini. Je ne cache pas les problèmes mais ce n’est pas une raison pour ne regarder que ça. Le centre est en train de vivre une mutation et on souhaite l’accompagner. La Canebière, par exemple, est une artère avec une nouvelle énergie - d’ailleurs 11 façades vers le haut ont été refaites - et les habitants veulent se réapproprier leur quartier.

Au contraire, qu’est-ce qui fonctionne bien ?
Avec les personnes sans abris dans le haut du 1er arrondissement, nous avons engagé un travail de rencontre et de mise en relation entre les associations, les habitants et un programme de santé publique en prenant en compte le côté humain. Tout le centre est également très bien desservi du point de vue des transports en commun. Du côté du 7e, la navette 84 permet de créer un lien entre le haut et le bas du secteur.

Quels sont les grands projets qui sont à l’étude ?
Pour préserver l’esprit villageois qui y règne, nous comptons rénover les places du 7e. Les nettoyer, les repeindre, rectifier les problèmes de stationnement ou de circulation pour fluidité le trafic. On réfléchit aussi à mieux valoriser certaines zones pour toujours améliorer le cadre de vie et développer le potentiel existant. Dans la rue Sainte, par exemple, on a refait tous les trottoirs et on se penche sur le fait de verdir l’endroit. Quant au centre, il n’est pas que commercial mais également un lieu de vie. La culture est un point très important pour moi que j’entends mettre en valeur, notamment via l’animation de différentes rues. Autour de La Canebière, notamment, 80 acteurs culturels se regroupent et je souhaite les mettre en valeur. Dès janvier, tous les derniers dimanches du mois seront d’ailleurs ouverts sur des activités culturelles. Enfin, la rue Paradis va subir une rénovation (trottoirs élargis, voies de circulation réduite, etc.) au printemps 2017 et la mairie, où elle se trouve aujourd’hui - square Léon Blum - cédera sa place à un cinéma.

Pour conclure, pouvez-nous nous dire si vous pensez déjà à votre réélection ?
Évidemment, tous les jours même ! Depuis 2014, nous avons engagé beaucoup de projets et d’autres sont à venir alors j’ai besoin de les voir se réaliser...

 

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