La Marseillaise - 13/12/2014

#Marseille : le FN vote contre les logements sociaux

Au cours du conseil d’arrondissements des 13-14 à Marseille, Stéphane Ravier, dénonce les immigrés qui monopoliseraient les HLM et maintient son référendum sur la sécurité.

Immigration, insécurité, préférence nationale. Le cocktail favori de Stéphane Ravier n’était pourtant pas inscrit au menu du conseil d’arrondissements des 13-14 qui s’est réuni ce mercredi 10 décembre, ça ne l’a pas empêché de payer sa tournée. À l’occasion de plusieurs rapports ayant trait aux logements sociaux, soumis pour avis aux élus d’arrondissements avant leur présentation en conseil municipal, le sénateur-maire de secteur FN explicite sa vision de la question.

Quand le président du groupe PS Stéphane Mari lui demande : « Qu’avez-vous contre les logements sociaux, que reprochez-vous à leurs habitants ? J’y ai moi-même vécu et j’ai fait des études supérieures », Stéphane Ravier : « Trop c’est trop dans le secteur on n’est à 40% de logements sociaux ! Mais pour être sincère trop c’est trop sur la ville. Les logements sociaux, on en a besoin parce qu’une population démunie de tout est sur notre sol depuis peu. C’est le résultat d’une politique d’immigration massive. Ils retrouvent ici leur famille, leurs amis. Ils n’ont ni emploi, ni logement, il faut les aider dans tous les domaines et cela représente un poids exorbitant », lance-t-il avant d’ajouter : « Les logements sociaux je ne suis pas contre à condition qu’ils soient pour nos compatriotes d’abord pour ne pas dire exclusivement » et un peu plus tard « ceux qui viennent à Marseille ne sont pas des émirs ».

 Carte du logement social à Marseille au 1er janvier 2013 (source Marseille Provence Métropole)

« Le Martiniquais sera toujours prioritaire sur le Suédois »

De quoi faire réagir le conseiller d’arrondissements du Front de gauche Samy Johsua (Ensemble !) qui y voit un « réflexe pavlovien ». « Il faut une répartition égalitaire des logements sociaux entre secteurs, le Front de gauche propose même entre arrondissements. Il y a des besoins humains, il faut y répondre, si c’est dans les 13-14 ou rien du tout, nous disons que nous ne sommes pas pour la politique du pire. Dans nos quartiers, ceux que vous appelez immigrés sont des Français, parfois depuis plusieurs générations. Allez-vous un jour distinguer les populations malgré la carte nationale d’identité ? Je crains comme la peste que vous soyez au pouvoir ! », s’alarme-t-il.

Agacé que Samy Johsua lui rappelle que sa propre mère a été naturalisée à l’âge de 15 ans, Stéphane Ravier considère à propos des binationaux : qu’ on « ne peut pas porter deux drapeaux sur les mêmes épaules ne serait-ce que par loyauté ». « Le Martiniquais sera toujours prioritaire sur le Suédois parce que je n’ai pas une conception racialiste mais nationale ! », précise l’élu FN.

Michèle Poncet-Ramade (EELV) rappelle que si les besoins sont si grands « c’est d’abord parce que les loyers sont chers » et souligne l’importance qu’avait la loi Duflot pour y remédier.

Richard Miron (UMP) soutient quant à lui le rapport préparé par la majorité municipale rappelant que lorsqu’on « déconstruit des grands immeubles comme à la Busserine, il faut reloger les personnes » et souligne le besoin de logements sociaux lié aux « quelques milliers de divorces -on n’est pour ou on n’est contre- » et aux familles « qui veulent que leurs enfants vivent et travaillent aux pays ».

Une réponse tournée en dérision par Stéphane Ravier qui s’en prend au passage au bilan de la majorité municipale et à l’adjointe Caroline Pozmentier, « super-secrétaire de la police municipale » qui n’enverrait des agents que pour verbaliser le stationnement à Sainte-Marthe. « Hors du carré d’or du centre-ville, dans les quartiers Nord la police municipale c’est oualou, comme on dit ici », sourit-il.

Il fera un « référendum, une consultation, une votation appelez-la comme vous le voulez » sur la question au début de l’année prochaine même si ses compétences ne le lui permettent pas.

Interrogé par Stéphane Mari sur l’inauguration ratée d’une rue au nom de l’écrivain Aimé Césaire, le sénateur-maire de secteur lepéniste affirme qu’il n’a pas été prévenu mais confie son scepticisme sur l’homme. « Il a été un homme politique de premier plan, très engagé contre la France. Très axé contre la décolonisation. Il a rejeté notre œuvre et préféré défendre la négritude. »

Finalement le Martiniquais n’a pas chez lui si bonne presse.

Léo Purguette

Dernière modification le jeudi, 11 décembre 2014 16:37

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