VIVA - 1er/10/2009

Le mal logement est une "violence sociale"

 
En janvier 2008, le Premier ministre s’était engagé à prendre des mesures importantes pour les personnes sans abri et mal logées dans le cadre d’un Chantier national prioritaire sur la période 2008-2012. Parallèlement et à partir de ses 13 axes d’engagements, le Collectif des associations pour le logement, unies proposait 100 mesures jugées prioritaires et urgentes en matière de prévention, de création de places d’hébergement et de mobilisation du parc de logements publics et privés.
Un groupe de travail, chargé d’évaluer à échéances régulières, l’état d’avancement de ces 100 mesures publie tous les 6 mois un baromètre de l’état d’avancement des travaux. Pour sa 4 ème publication, les chiffres ne sont pas bons. Sur les 100 propositions du collectif, deux ont été appliquées, 29 engagées et 69 mises de coté. Parmi elles, la revalorisation des aides pour le logement (APL) qui ont diminué de 12 % en 7 ans, la mise en place d’une politique ambitieuse de création de logements sociaux, un moratoire sur les expulsions. Quant à la mise en oeuvre de la loi sur le droit au logement opposable (Dalo) elle piétine. Sur 100 000 dossiers déposé, seuls 12 000 solutions de logements ou d’hébergements ont été proposé.
Pour Christophe Robert, de la Fondation Abbé Pierre, le manque de volonté politique sur le front du logement est une véritable « violence sociale ».
[01.10.09]
 
Anne-Marie Thomazeau
 

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