Les Echos.fr - 28/08/2009

La baisse des prix des logements anciens ralentit, celle des loyers s’accélère

 
[ 02/07/09 - 03H30 ]
La baisse des prix des logements anciens atteint 9,3 % sur douze mois à fin juin, mais se limite à 2,12 % sur les six derniers mois, selon les estimations de Century 21. Les loyers des locataires entrants ont cédé 4,65 % en un an. 

La baisse des prix dans les logements anciens donne des signes d’essoufflement. Selon l’échantillon de 20.500 ventes réalisées par Century 21, la baisse moyenne au plan national a atteint 9,3 % sur douze mois, à fin juin par rapport à la même période l’année précédente, mais a été limitée à 2,12 % sur les six derniers mois, comparés au second semestre 2008. Le prix des maisons, qui avait baissé bien plus tôt que celui des appartements, n’a reculé que de 0,6 % (à 1.923 euros le mètre carré) sur six mois, contre - 3,1 % (à 2.921 euros le mètre carré) pour ces derniers. Le nombre de transactions reste en retrait de 12 % sur douze mois, mais " le marché s’est nettement débloqué et le volume de ventes se reconstitue sur six mois avec + 22 % d’activité, commente le président de Century 21, Laurent Vimont. D’une manière générale, dans toutes les zones géographiques, dès lors que les prix reculent de 10 % à 15 %, on observe une reprise des transactions ". Le délai de vente s’est tout de même allongé de 10 jours, pour passer à 101 jours, mais la marge de négociation (le rabais consenti par le vendeur) est restée stable à 7,69 %.
Est-ce la fin de la baisse des prix ? Si les taux d’intérêt restent stables, " les prix devraient achever leur baisse dès lors que celle-ci aura atteint 15 % par rapport au premier semestre 2008 et l’on peut même attendre un rebond des prix si les stocks disponibles et vendables diminuent jusqu’à créer un effet de pénurie ", estime Laurent Vimont chez qui les stocks sont passés de 73.000 à 62.000 logements en l’espace de six mois.
Par zones géographiques, à Paris, loin de s’essouffler, la baisse de prix, plus tardive, s’est accélérée : - 8,3 % sur un an (- 10,8 % en Ile-de-France) et - 5,5 % en semestriel. De même en Ile-de-France (Paris inclus), où la baisse semestrielle est similaire pour les appartements (- 4,9 %, à 3.174 euros le mètre carré) et les maisons (- 4,5 %, à 2.637 euros le mètre carré). Lyon, qui avait baissé en premier, a vu ses prix immobiliers grimper de 3 % par rapport au second semestre 2008, tout en restant en baisse de 11,3 % sur un an, et le volume de transactions a, de ce fait, rebondi pour devenir supérieur à celui du premier semestre 2008.
Attentisme des acheteurs
Pour les locataires entrants, les loyers des appartements ont cédé 4,65 % au plan national (- 2,31 % pour les maisons, qui représentent 17 % du marché) sur les douze mois achevés fin juin par rapport à la même période l’année précédente, selon l’échantillon de 43.113 locations constitué par Century 21. Et la baisse s’accélère : sur les six derniers mois comparés au second semestre 2008, le loyer des maisons recule de 2,5 % et celui des appartements de 2,6 %. " Nous prévoyons une poursuite de la baisse des loyers jusqu’à la fin de 2010, précise Laurent Vimont. Car la construction neuve a été importante de 2003 à mi-2008, la moitié correspond à des ventes à investisseurs et elle va se traduire par des livraisons jusque mi-2010. " Les loyers devraient augmenter à nouveau en 2011, lorsque ce flux de mise sur le marché de logements neufs sera absorbé.
La baisse concerne surtout les grandes surfaces. En un an, le loyer des quatre-pièces a en effet baissé de 8,5 % (pour passer de 838 à 767 euros par mois) quand le loyer moyen des studios n’a reflué que d’un modeste 0,95 %, à 416 euros, et celui des deux-pièces de 3,1 %, à 528 euros. Paris, où le neuf est rare, constitue une exception. Les loyers y augmentent de 2,47 % en un an (+ 2,2 % sur six mois). Par ailleurs, les grandes surfaces y ont renchéri davantage (+ 3,9 % sur douze mois pour les trois-pièces) que les studios et les deux-pièces, qui forment ensemble 82 % des locations. L’attentisme des acheteurs potentiels les pousse à devenir locataires en attendant une baisse plus importante des prix à l’achat, avec pour conséquence qu’en un an le revenu net moyen des locataires entrants est passé, au plan national, de 1.730 euros à 1.909 euros. En revanche, du côté de bailleurs, la proportion d’ouvriers et d’employés grimpe : elle a atteint 13 %, soit un peu plus que les bailleurs cadres supérieurs et professions libérales, qui sont en diminution (12,9 % de l’échantillon contre 14,5 % un an auparavant). Car les taux d’intérêt sont bas et les héritages, par ces temps de crise, se placent plus volontiers dans la pierre qu’en Bourse.
MYRIAM CHAUVOT
 

> Les Echos.fr 02/07/09

Lettre d'information

Vous pouvez vous abonner gratuitement ici à la liste de diffusion de Centre Ville Pour Tous.


Association "Centre ville pour tous"
Cité des Associations
BP n° 241
93, la Canebière
13001 Marseille

Contact

Mise à jour : lundi 10 juillet 2017 | Mentions légales | Suivre la vie du site RSS 2.0