Conseil municipal de Marseille - 5/01/2005

Extraits de compte rendu de séance du conseil municipal de Marseille du 15 novembre 2004

Débat sur l’urbanisme et le logement

A l’occasion des rapports de la direction générale de l’urbanisme et de l’habitat un débat a eu lieu sur l’urbanisme et le logement à Marseille.

Ont participé à ce débat : Mme Bouet et Servant, MM Pezet, Fouquet, Sanmarco, Blum et Gaudin.

Sur la rue de la République, ils ont dit notamment :

Monsieur Pezet
...Enfin, dernière proposition et nous y revenons, c’est en ce qui concerne la rue de la République. Nous entendons tout ce qui s’est dit sur la rue de la République, la convention, les dernières propositions au Conseil Municipal. Nous nous permettrons d’évoquer ici -pourquoi pas- l’idée d’un comité de suivi de cette convention, comité de suivi qui pourrait être composé bien sûr des propriétaires, des représentants des locataires, de l’association « Un centre-ville pour tous », des élus de la Mairie de Secteur et de la Mairie Centrale, et des différents financeurs publics. Ce comité aurait pour rôle de vérifier, dossier par dossier, la stricte application de la convention et de proposer des solutions alternatives en cas de blocage...

Madame Bouet
...Enfin, en ce qui concerne, cette fois, l’opération phare de votre deuxième mandature, la rue de la République, certes vous vous êtes rendu sur place avec M. MUSELIER, mais vous êtes resté, place de la Joliette. Vous conseillez à Lone Star -pardon, il faut appeler cela maintenant Marseille République- d’être moins expéditif, plus compréhensif, en un mot : moins texan. Mais quelles mesures concrètes prenez-vous pour le maintien sur place des personnes qui veulent rester chez elles ? Et je ne parle pas là de relogement, il y a des centaines de personnes qui veulent rester dans leur appartement. Je ne parle pas là non plus des opérations tiroirs et vous savez qu’en matière de tiroirs les fonds de pension texans n’en connaissent qu’un, c’est le tiroir-caisse ! Nous ne sommes pas des vendeurs d’illusion comme l’a dit un des Hauts fonctionnaires de notre Ville et je n’ose croire que c’est M. GONDARD. Nous sommes des élus soucieux de la défense et du respect des citoyens...

Monsieur Sanmarco
...soyons conscientsque tous les clignotants sont au rouge, et je n’accuse personne ici. Le nombred’attributions annuelles est en baisse. En 1999, il y avait 13 000 logements livrés dans les Bouches-du-Rhône, il y en a 9 500 en 2002. Le taux de vacance est devenu très faible, le clientélisme maintenant est roi, quelle que soit d’ailleurs la couleur politique de ceux qui gèrent les Offices. La durée de séjour a doublé dans toutes les structures d’hébergement et le parc privé connaît dans le centre-ville de Marseille une réduction massive. Je me suis suffisamment exprimé, ici, parfois bien seul d’ailleurs, je vois que certains soutiens se réveillent, je m’en réjouis, en particulier sur Belsunce. Je vous rappelle un certain nombre d’événements scandaleux qui n’ont cessé de se développer et qui continuent, et dont je suis sûr que vous partagez la colère : 5 rue des Petites Maries, profitant de ‘absence de certains vieux retraités, étrangers, qui d’ailleurs -il faut le savoir- ne restent en France que parce que sinon on ne leur paye plus leur retraite s’ils partent à l’étranger, et qui ont été célébrer le Ramadan à Alger, et on en a profité, Hôtel Farid, à jeter leur matelas par les fenêtres et à leur demander de partir. Ceci est proprement scandaleux.

Monsieur le Maire.
Ce n’est pas la Ville !

Monsieur Sanmarco.
Ce n’est pas la Ville. La Ville a une responsabilité politique, j’en ai déjà parlé ici, je n’y reviens pas. J’en profite néanmoins pour dire que je ne comprends pas à cet égard et fort du combat que j’ai mené souvent contre vous-même, personnellement, Monsieur le Maire, dans ce qui se passait sur Belsunce, je ne comprends pas la polémique qui se passe rue de la République. Ce n’est pas parce qu’un propriétaire privé, fut-il Américain, remplace un autre propriétaire privé, fut-il Français et surtout en l’occurrence défaillant, que les choses ont changé ! Et personnellement, autant vous nous avez entendus critiquer trèssévèrement un certain nombre d’opérations, sur celle-ci nous attendons de voir, nous entendons vos propos et, sauf à vouloir participer à des procès d’intention, vous ne nous trouverez pas sur cette affaire.

Monsieur Blum
...Dernier point -et je n’insisterai pas trop-, c’est la rue de la République qui donne lieu toujours à des polémiques. Mais, là, très franchement, je me rallierai à l’intervention de notre collègue, M. SANMARCO. Aujourd’hui, il n’y a pas depolémique à avoir sur ce dossier. Il est extrêmement clair. Il y a une société privé qui a racheté des actions d’une société P2C. Cette société agit dans le cadre de conventions qui ont été précisées avec l’opération publique d’aménagement et de rénovation de l’habitat. Je vous rappellerai que cette convention a été signée avec Euroméditerranée, dirigée à l’époque par M. GUENOD, qui est aujourd’hui Directeur de l’OPAC Sud et qui donc ne peut pas être soupçonné par vous ! Et également signée par le Ministre du Logement, M. BESSON, qui était un de vos amis. Donc, cette convention a été signée de manière à ce qu’il y ait un tiers de logements sociaux, un tiers de logements libres et un tiers de logements intermédiaires. A partir de là, il y a deux attitudes, celle que l’on pourrait qualifier de responsable, du Président du Conseil Général, qui dit, après être allé sur place : il faut regarder, il faut faire en sorte que l ‘on aide les personnes qui sont dans ces logements, pour bien examiner le problème du relogement. Ceci est une attitude que l’on peut aujourd’hui considérer comme responsable. Et il y a bien sûr l’attitude antisociale du Conseil Régional. Pourquoi ? Je vais vous l’expliquer. Tout d’abord, parce qu’en supprimant les subventions de 10 %, on supprime d’abord l’aide à l’équipe opérationnelle, qui a été mise en place pour aider les petits propriétaires bailleurs et les petits propriétaires occupants, donc aujourd’hui pour les aider à mettre en place le dossier de subventions. Aujourd’hui, on prive d’une partie de ces aides ces braves gens.
Deuxièmement, sur le fond, on enlève 10 % du montant des travaux subventionnables, aussi bien pour les propriétaires occupants que pour les propriétaires bailleurs, c’est-à-dire qu’on les prive de moyens pour pouvoir réhabiliter leur logement. Parce que vous savez très bien que ce sont eux qui sont atteints et que ce ne sont pas les deux plus gros propriétaires, qu’il s’agisse de Marseille République ou qu’il s’agisse d’EURASEO. Alors, quand on a des attitudes antisociales, on n’essaye pas de vouloir promouvoir le logement social !

Monsieur le Maire
...Dans un premier temps, sur l’affaire de la rue de la République, où j’entends des commentaires. Bien entendu, je souscris à l’analyse que vient de faire M. BLUM de cette situation. L’établissement public étant par nature dirigé par un fonctionnaire d’autorité nommé en Conseil des Ministres, il ne faudrait pas renvoyer sur le Président, celui d’hier, qui a été excellent et celui d’aujourd’hui qui fait de son mieux, pour dire : « c’est vous, c’est vous ! » Non ! Il y a des règles dans la République Française et ceux qui donnent des leçons devraient s’en inspirer avant, toujours, de nous montrer du doigt !Dans cette affaire de la rue de la République, qui donne lieu aujourd’hui à une excitation particulière, nous avons cette fois des catégories de propriétaires les plus importants, puisqu’il y a quantités de propriétaires aussi de moindre importance, avec lesquels aussi nous voulons discuter et dialoguer, il y a les personnes qui sont protégées par la loi de 1948, il y a ceux qui resteront sur place, les personnes âgées, les personnes qui sont les plus nécessiteuses, je n’ai pas l’intention et je n’accepterai pas que des sociétés veuillent les en chasser.
Alors, il y a la façon de le dire. Le Président du Conseil Général a souhaité que nous en parlions. Nous nous sommes rencontrés, tous les deux, et nous avons fait le point, tous les deux, de cette situation. Ce que j’ai dit au cours de cet entretien au Président du Conseil Général, dans la semaine je le lui écrirai pour qu’il y ait trace de ce que j’ai dit. Bien entendu, chacun a le droit de s’informer, chacun a le droit de regarder.
Quant aux menaces, comme de dire : « si vous ne faites pas ce que nous voulons, nous vous supprimerons les subventions ! », excusez-moi mais dans ma carrière politique qui commence un peu à être ancienne, j’ai présidé la Région pendant douze ans et je n’ai jamais, à aucun moment, sur aucune ville -960 villes et villages de cette région-, employé de tels arguments ! Ce n’est pas possible, ce n’est même pas le respect démocratique de l’assemblée souverainement élue...

Consultez aussi le florilège des déclarations, rapportées par la presse, sur la réhabilitation de la rue de la République à Marseille entre le 26 août et le 16 novembre 2004 en cliquant

> Extraits du compte rendu in extenso du Conseil Municipal du 15/11/04

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