La Provence.com - 15/09/2011

Prix immobiliers : là ou ça baisse, là ou ça flambe


Le marché poursuit sur sa bonne lancée de 2010.
 


À Marseille, la demande reste soutenue et les prix progressent dans l’ensemble des quartiers. Le prix au m² le plus important se retrouve dans le 7e pour un appartement, dans le 8e pour une maison. Le prix le moins élevé est dans le 3e arrondissement.


Le marché de l’immobilier de Marseille et de la région se porte bien. En témoignent les chiffres livrés, hier, par la Chambre des notaires. Ils font état d’une demande toujours soutenue, ainsi que d’une évolution des prix à la hausse.


En un an, le prix moyen du m² dans l’ancien a progressé de 6% pour atteindre 2700€. Tandis que pour les logements neufs, la hausse est évaluée à 9%, avec un prix moyen du m² de 4000€. Des données qui cachent cependant de fortes disparités selon la situation d’un bien, son état, son environnement.


À MARSEILLE


La ville concentre 60% du marché de l’ancien du département et 50% de l’offre neuve. La franche reprise entamée fin 2009 a permis de renouer avec un niveau proche de la période 2007-2008. Les prix ont suivi et la hausse a été chiffrée à 5,8% pour les appartements anciens, à 0,4% pour les maisons. Depuis le premier trimestre de 2011, une accélération profite à la maison. Les notaires voient dans ce phénomène "le retour des secondo accédants". Jusqu’à présent, le marché était plutôt tiré par les jeunes ménages, "les primo accédants".


Tous les quartiers de Marseille sont concernés par la hausse. Mais la plus significative (+15,1%) est relevée dans le 1er arrondissement où le prix moyen au m² fluctue entre 2500€ et 3000 €. Même tendance dans le 11e arrondissement, où la hausse dépasse 10% pour un prix moyen du m² qui évolue entre 2000 et 2500€. Au contraire, les hausses les plus ténues sont dans les 13e et 10e arrondissements, où elles atteignent respectivement 1,3% et 1,9%. Au bout du compte, pour un appartement ancien, le prix moyen du m² s’établit à 2544€ à Marseille. Quant au prix moyen d’une maison proche de 110 m², il se situe autour de 335000€.


À AIX-EN-PROVENCE


Le marché y est jugé "assez atypique". Dans l’ancien, les prix y sont élevés, s’échelonnant en moyenne entre 3200 et 4300€ le m². Pour un studio, ce prix peut grimper jusqu’à 5000 m². Autre constat : le prix des appartements neufs peut, dans certains secteurs, être double de la moyenne du département. Le prix du m² pour un studio peut ainsi atteindre les 7000€. Pour ce qui concerne les maisons anciennes, il y a peu de transaction. Mais là aussi, le prix moyen (544000€) est une fois et demie plus élevé que la moyenne du département.


SUR LA CÔTE BLEUE


À Carry-le-Rouet, la hausse atteint 5,8% pour les appartements avec un prix du m² moyen de 4300€. Elle culmine à 12% à Sausset, où le prix du m² fluctue entre 5100 et 6000€. Pour ce qui concerne les maisons, les notaires notent un retour des budgets compris entre 400000 et 600000€.


À CASSIS-LA CIOTAT


Le prix moyen des appartements à reculé de 3,6% pour s’établir à 3760€ le m². C’est le seul reflux enregistré par les notaires. Rien de tel pour les maisons : leur prix a progressé de 2,8%.


DANS LE VAUCLUSE


2011, le calme après la tempête ? Pas tout à fait : les prix de l’immobilier étaient particulièrement à la hausse en 2010 dans le Vaucluse, et la tendance s’est confirmée début 2011… avant que les coûts du m² ne se tassent légèrement à la rentrée. Au niveau du logement neuf, la courbe est stable, alors qu’elle grimpe dans les départements voisins.


Du coup, exceptés les "micro-marchés" comme le Luberon, le Vaucluse reste un département relativement bon marché. Les disparités restent cependant fortes d’une ville à l’autre. Avignon et Cavaillon affichent par exemple des prix bien plus élevés qu’Orange et Carpentras. Sur le marché de la location des appartements, c’est la Grand Avignon qui caracole en tête, tant au niveau des prix qu’au niveau de la quantité. Mais la capitale du Vaucluse et ses alentours fourmillent encore de bonnes affaires en comparaison d’autres grosses villes de la Région Paca.


Si les professionnels du département de l’immobilier gardent le sourire malgré l’accalmie de cette rentrée, ils s’attendent à une année 2012 un peu plus compliquée, avec notamment l’élection présidentielle et les doutent qui l’accompagnent…..


À AVIGNON


Certes, le prix de l’immobilier est dans l’ensemble en (très légère) baisse dans la Cité des Papes. Et cela même si, comme le souligne Marie-Josée Bellone, de l’agence avignonnaise ERA, "avec 2200€ et jusqu’à 3000€ le m², on est dans les prix. Par rapport à la crise économique, on peut même dire cela reste cher". La professionnelle précise : "Du coup, nous ne sommes pas envahis d’acquéreur, on note même un coup de frein sur les ventes, alors que la location se porte mieux. Il faut dire que les propriétaires n’arrivant souvent pas à louer, ils ont dû revoir leurs prix à la baisse, avec des T2 autour de 550€/mois."


À Avignon, c’est l’intra-muros qui reste le plus cher malgré une certaine paupérisation du secteur. "Montfavet, avec un gros pôle d’immeubles neufs, mais aussi Champfleury ou Saint-Ruf, où il reste de jolis coins, sont actuellement revalorisés", précise Marie Josée Bellone. Et les bonnes affaires ? "La route de Tarascon et la route de Morières sont abordables et pas désagréables." La zone la moins chère reste la zone sud du quartier Monclar, où le m² est jusqu’à deux fois moins cher qu’intra-muros.


DANS LE LUBERON


Et oui, la crise grecque a des conséquences jusque dans le Luberon. Mais pas négatives. Au contraire : "depuis quelques jours et la fragilisation des banques, on croule sous les demandes de gens qui veulent acheter, pour investir dans la pierre au lieu de laisser l’argent sur leur compte" explique Made Nelson, de l’agence immobilière "Un Mas en Provence", basée à Gordes. "Ça fait 20 ans que je fais ce métier, et je n’ai jamais vu ça !"


Cette ruée vers les maisons du Luberon est à mettre à l’actif d’une clientèle largement étrangère et très aisée, les premiers prix des maisons individuelles s’élevant autour des 300 000€. "En 2008, les prix avaient grimpé beaucoup plus haut. Cette année, on est retombé sur des chiffres plus habituels." Alain Jacques, expert agréé en évaluation immobilière, confirme que le Luberon a toujours la côte, avec de "nouvelles zones prisées autour de Pertuis, qui profitent du report des gens qui travaillent à Aix ou Marseille, où les loyers sont souvent plus élevés." Dans le Parc naturel, les villages les plus abordables sont les moins bien desservis, comme Cucuron ou Cabrières d’Aygues.


Jean-Luc CROZEL et Romain FAUVET


Publié le jeudi 15 septembre 2011 à 15H43

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