20 minutes.fr - 9/03/2011

La région reste toujours mal lotie


La fondation l’Abbé-Pierre a présenté hier son rapport annuel sur l’état du mal-logement


Dans la région, 240 000 ménages sont mal logés, sur près de 2 millions. Selon le rapport de la fondation l’Abbé Pierre présenté hier, ils sont 109 700 dans le département, soit 14,4 %. «  Les personnes habitant un logement insalubre ou indécent, c’est-à-dire sans toilettes ou sans fenêtres par exemple sont considérées comme mal logées  » indique Fathi Bouaroua, le directeur régional de la fondation.


Un marché immobilier tendu



Le taux de parc privé potentiellement indigne atteint 13,7 % dans les Bouches-du-Rhône, et 10,4 % en Paca. Ce taux permet d’identifier les territoires où les ménages à faibles ressources résident dans des logements de mauvaises qualités. Autre indicateur : la part des ménages en situation de suroccupation lourde, c’est-à-dire possédant moins de 9 m2 par personne. Elle atteint 1,8 % dans la région et 1,9 % dans les Bouches-du-Rhône. Cette situation, Toré l’a vécue pendant un an et demi. Avec ses sept enfants et son époux, elle habitait un deux pièces à Toulon avant d’investir un logement à Marseille. «  Grâce à un collectif d’associations, nous avons pu venir ici, explique-t-elle dans son nouveau T4. Dans notre ancien logement, un de mes enfants a attrapé la tuberculose, mais heureusement ici, c’est mieux isolé  », ajoute-t-elle. Sa famille bénéficie d’une auto-réquisition de logements vides. Il y en aurait 30 000 à Marseille. Dans son immeuble du centre-ville, deux autres appartements ont été autoréquisitionnés pour loger des familles ou des personnes célibataires. Au quatrième étage, Abdel, 24 ans, habite avec une personne âgée, une mère et un enfant depuis un an. «  Je travaille depuis que j’ai 18 ans comme conducteur d’engins mais comme je n’ai jamais eu de CDI, je ne peux pas louer d’appartement  », raconte-t-il. «  Il persiste un fort différentiel entre les revenus des ménages et le prix du marché car il est orienté vers la clientèle extérieure  », explique Fathi Bouaroua.
Tiré par le marché des résidences secondaires, le prix au mètre carré s’envole autour de 2 551 € dans la région pour des revenus médians des ménages atteignant seulement 22 085 €. dans le même temps, le chômage a atteint cette année 20 % et 19 % des ménages bénéficient du RSA.
amandine rancoule

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