Marsactu.fr - 14/11/2014

La Marseillaise mise en redressement judiciaire


Le scénario tant redouté pour le journal marseillais implanté cours Estienne d’Orves devient réalité. La Marseillaise va être placée ce vendredi en redressement judiciaire. C’est ce que déclare Jean-Louis Bousquet, le PDG de la Marseillaise-L’Hérault du jour, dans un communiqué publié sur le site du quotidien : "la SA Seilpca, société éditrice de « la Marseillaise-L’Hérault du jour » sera mise sous la protection du tribunal de commerce de Marseille par une déclaration de cessation de paiement, avec demande de redressement judiciaire." Joint par téléphone, le PDG a insisté sur la nécessité de "geler" les dettes de l’entreprise.

Dans son communiqué, Jean-Louis Bousquet justifie cette décision par un contexte économique défavorable pour le titre et la presse en général : "La crise économique, doublée d’une crise de la presse et d’une chute brutale de la publicité, nous contraint à cette démarche pour préserver la continuité de notre titre. Fort de notre histoire de 70 ans, du dévouement de l’ensemble du personnel et de celui de nos lecteurs, nous avons la conviction que nous pouvons dominer cette épreuve, comme nous en avons dominé d’autres. « La Marseillaise » continuera d’exister et restera le journal du Sud qui porte les idéaux progressistes de transformation sociale, en appui sur une information locale, départementale et régionale" écrit-il.

De nombreuses ruptures conventionnelles ont eu lieu ces derniers mois, pour la plupart des journalistes. La rédaction locale de Marseille est ainsi réduite à une dizaine de rédacteurs. Fin juin, le SNJ-CGT avait lancé un "appel solennel" à la direction pour "exiger la mise en place au plus vite d’un plan de développement du journal". Jean-Marie Dinh, délégué SNJ-CGT déclarait alors : "le modèle actuel, basé sur la publicité dont une grande part d’institutions, n’est plus valide". La possibilité de fermer l’imprimerie située au rez-de-chaussée du bâtiment historique du cours d’Estienne d’Orves avait été évoquée. Mais pour l’heure, Jean-Louis Bousquet évacue la question par un : "on n’en est pas là". Joint ce soir par téléphone en pleine réunion, Jean-Marie Dinh attend de définir une position syndicale avant de s’exprimer.

Par Elodie Crézé, le 13 novembre 2014

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