La Provence.com - 10/11/2014

Une autre manière de réfléchir l’urbanisme



L.-A. Caradec, adjointe à l’Urbanisme. photo T.Garro

 

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On ne peut pas tout accepter et n’importe comment." Laure-Agnès Caradec, adjointe au maire à l’Urbanisme, a ainsi résumé hier matin la nouvelle donne de Marseille en matière d’urbanisme, soulignant ainsi que l’essor économique ne peut se faire à n’importe quel prix et que, sous sa direction, les énergies créatrices devront respecter des conditions réglementaires. L’occasion de battre en revue les grands défis du Marseille de demain.

Euromed : L’Îlot Allar en exemple

Cette parcelle de 2,4 hectares, première pierre d’Euroméditerranée 2, est actuellement en cours de dépollution. Vendu comme le 112e village par Eiffage (logements, bureaux, équipements publics, commerces), l’Îlot Allar constitue un quartier témoin du nouveau modèle d’aménagement urbain souhaité. D’autant plus qu’il est développé par Eduardo Souto de Moura, le lauréat du prix Pritzker 2011. Qui s’ajoute selon la municipalité aux travaux d’autres grands noms de l’architecture (Foster, Nouvel, Hadid...) attirés par les 24 000 hectares du territoire où tout est possible, mais où l’on ne souhaite pas voir se renouveler les erreurs du passé.

La gare maritime dans l’impasse

"Il faut que le dialogue puissese faire dans l’intérêt de la ville",dit Laure-Agnès Caradec à propos du transfert de la gare maritime vers le Cap Janet, jugeant que le J4 n’est pas approprié comme lieu de débarquement. Sauf que le port ne l’entend pas de cette oreille "et ne fait pas ce qu’il s’était engagé à faire", ajoute l’élue.

Franchissement du Vieux-Port

Le maire a besoin selon l’élue d’être "convaincu et conforté" par un projet. Et celui du pont transbordeur présenté par les architectes nantais, ne semble pas l’avoir ému. L’idée d’une passerelle semble davantage tenir la corde en attendant les résultats des études de faisabilité déjà lancées.

Téléphérique : l’idée grimpe

"Si on met 5 ans à se décider, ce n’est pas grave", estime-t-on ne en mairie à propos de cette idée d’un téléphérique destiné à faire grimper les touristes facilement vers Notre-Dame-de-La-Garde. Si sur le papier ce projet est séduisant, il reste à le décortiquer et surtout à lui trouver un socle économique stable. Il en va de même pour le Casino, l’Arena ou le Technopole de la mer, autant d’opérations sur lesquelles la ville est décidée mais ne fera rien seule : "Le nerf de la guerre, c’est le financement. Il en faut des nouveaux, ainsi que des mutualisations."

Logement : désenclaver

L’objectif des 5 000 logements par an (4 800 l’an passé) sera maintenu, jure-t-on en mairie, mais on ne peut continuer à densifier des zones enclavées. "Avant, il n’y a pas eu de maîtrise foncière", indique encore Laure-Agnès Caradec en citant Sainte-Marthe ou La Capelette comme exemples de pragmatisme urbanistique. Où l’on n’agit que si on a la certitude de disposer de moyens de liaisons. Et cet autre message à l’adresse des promoteurs : tenez bon, malgré les recours qui sont devenus une véritable religion à Marseille, retardant bon nombre de projets comme le centre commercial du Prado.

Centre-ville : on continue

La semi-piétonnisation va se poursuivre. Après le Vieux-Port et la rue de Rome, puis la rue Saint-Ferréol, la rue Paradis devrait avant la fin de l’année prochaine se métamorphoser avec des trottoirs élargis et une seule voie limitée à 30 km/h. Concernant la Canebière, il reste à trouver un site pour la mairie d’arrondissement qui pourrait accueillir un cinéma... Mais le mot d’ordre reste le même : surtout ne pas se précipiter pour ne rien regretter.

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