La Provence.com - 11/01/2011

Immobilier : le marché s’est redressé dans l’ancien à Marseille


Le marché semble se stabiliser avec cependant une légère évolution dans le bon sens.

Infographie Flaut

 

Quoi de neuf dans le marché de l’ancien en 2010 ? Rien. Ou plutôt rien… d’affolant. Le marché semble se stabiliser avec cependant une légère évolution dans le bon sens. "En 2007, c’était l’euphorie, explique Jean-Pierre Rouas, président de la Fnaim 13. En 2008, les prix étaient encore à la hausse. En 2009, on a assisté à une baisse cette fois. Mais en 2010, les prix sont restés stables." Chez les professionnels, on parle même d’une "année relativement bonne avec un niveau de demandes qui reste dans les mêmes proportions que l’année dernière."

Que s’est-il passé ? Trois explications se dégagent selon la Fnaim : un maintien des taux d’intérêt particulièrement bas ; des dispositifs publics d’incitation à l’accession à la propriété qui ont permis un redressement de l’activité ; enfin, le poids de la demande extérieure à la région Paca, qui confirme l’attrait de notre ville. "Il y a eu les grèves, c’est vrai, poursuit Jean-Pierre Rouas, mais Marseille reste une ville attractive depuis 7-8 ans. Elle se repeuple même si on ne construit pas suffisamment tous types de logements."

Dans le détail, quelques secteurs ou, plutôt des "bouts de quartiers" selon l’expression du patron de la Fnaim, se transforment : "Les gens vont plus facilement dans un quartier comme La Capelette. Alors c’est vrai qu’il y a surtout du neuf là-bas. Mais le neuf donne une image plus attrayante du quartier, donc on va y habiter plus volontiers."

Pour le reste, Marseille présente une physionomie qui n’évolue guère. Le sud reste le sud, et le nord, le nord. En d’autres termes, selon la Fnaim : "Les 7e, 8e et 9e arrondissements correspondent à une zone recherchée. Les professionnels notent d’ailleurs un manque de produits de grande surface destinés aux familles recomposées." Le 16e a de nouveau la cote et draine une population extérieure à la ville. Quant aux quartiers nord proprement dits, le 15e par exemple, les prix restent raisonnables : 106 000€ la maisonnette à rénover. Mais il est vrai que certains propriétaires ont encore la folie des grandeurs : plus de 150 000€ un vulgaire T4 en cité où les pancartes à "vendre" restent parfois accrochées plus de six mois. Pas fous les acheteurs ! Quant à l’avenir, difficile de prédire une tendance pour 2011.

"On n’a pas de visibilité, conclut Jean-Pierre Rouas. Les taux de crédit sont bas mais certains disent qu’ils vont remonter. Et fiscalement, la visibilité n’est pas meilleure." Puis, il faut dire qu’en 2012 se produira un événement qui pourrait bloquer toute volonté de transaction : l’élection présidentielle.

La Provence 

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