Marsactu.fr - 2/09/2010

Fini la crise, les loyers remontent à Marseille et en Paca

Ouf. Les prix dans le parc locatif en France devraient monter de 1,2% environ en 2010, après une année de stagnation historique en 2009. « Le marché retrouve des couleurs« , se félicite même dans une dépêche AFP Michel Mouillart, professeur à l’Université Paris X-Nanterre, maître d’oeuvre de l’observatoire Clameur. Dans la moyenne haute, on retrouve Marseille (+1,8%) et la région (+2,1%).
Voilà pour le ton classique de la couverture médiatique des prix de l’immobilier, qui doivent être les seuls où l’on se félicite d’une hausse. Car, si on voit bien l’intérêt des propriétaires et autres investisseurs loi Scellier (qui offre des défiscalisations pour ceux qui font construire afin de louer) ou encore les sociétés de BTP, les locataires ne doivent eux pas sauter au plafond.
Les loyers augmentent plus vite que les autres prix
Car ils n’oublient pas que ce marché qui enfin « retrouve des couleurs » après des signes de reprise « timide » ou en « demi-teinte » ou renoue avec le « dynamisme », c’est selon, leur a joué de mauvais tours par le passé. Sur les 12 dernières années, les prix ont monté en moyenne de 3,1% par an, avec un pic à 6,7% en 2002. Au total, ils se sont envolés de plus de 40% durant cette période, contre 20% pour l’inflation.
Dressant le tableau de »L’évolution des inégalités entre ménages face aux dépenses de logement (1988 – 2006)« , l’économiste Gabrielle Fack rappelait dès la première phrase que « le logement constitue aujourd’hui pour nombre de ménages le poste principal de consommation, et représente le noyau dur des « dépenses contraintes ». » Autrement dit des factures auxquelles on ne peut pas échapper.
Les ménages les plus pauvres les plus touchés
En résumé, elle montre que « les ménages les plus riches sont de plus en plus propriétaires, en particulier propriétaires non accédants, alors que les ménages les plus pauvres sont de plus en plus locataires. Pour ces ménages, seul l’accès au secteur social permet de limiter la hausse des dépenses de logement. En revanche, les locataires du secteur libre et les accédants à la propriété les plus modestes ont connu de fortes hausses. »
Illustration en cette période de rentrée scolaire : le « principal facteur grevant le budget des étudiants [est] les dépenses liées au logement », rappelle le Nouvel Obs, qui cite l’UNEF : « Premier poste de dépense, il représente plus de 50 % du budget mensuel ». Face à un parc public limité, « en position de force, les bailleurs peuvent donc jouer la surenchère sur les loyers en zone tendue et multiplier les critères de sélection des locataires, au détriment bien évidemment des étudiants les plus modestes », poursuit l’hebdo. Mais à part ça tout va bien, le marché repart.
 
Par Julien VINZENT le 2 septembre 2010
 
 
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