Localtis Info - 15/09/2010

L’Anil souligne les contrastes géographiques du PTZ dans l’immobilier neuf

Habitat

L’Agence nationale pour l’information sur le logement (Anil) publie une brève mais intéressante étude sur l’approche géographique de l’accession sociale à la propriété. Alors que le prêt à taux zéro (PTZ) est au coeur du nouveau dispositif d’aide à l’accession à la propriété présenté par le chef de l’Etat le 14 septembre (voir notre article ci-contre), l’étude s’intéresse aux émissions d’offres de PTZ au cours de la période 2005-2009 (durant laquelle les conditions du prêt sont demeurées inchangées). Depuis l’ouverture, en 2005, du PTZ à l’acquisition de logements anciens sans obligation de travaux, l’acquisition dans le neuf est devenue largement minoritaire.
 
Le principal enseignement de l’étude réside dans l’importance des contrastes. Si les PTZ utilisés pour financer des acquisitions dans l’ancien concernent très largement des ménages de petite taille et financent majoritairement des appartements, l’accession aidée dans le neuf est surtout le fait de familles avec enfants qui font construire ou - de façon beaucoup plus rare - achètent à un promoteur des maisons individuelles. Le logement individuel représente au total 84% des opérations d’accession dans le neuf financées au moyen d’un PTZ. Compte tenu de cette très forte prédominance de la maison individuelle, le PTZ dans le neuf intervient surtout dans des zones à faible densité, allant des territoires ruraux aux zones périurbaines. A l’inverse, l’accès à la propriété dans le collectif neuf par le biais du PTZ concerne surtout les zones les plus denses, comme les agglomérations parisienne et lyonnaise, la Côte d’Azur et le Genevois.
 
Sur un plan géographique, les contrastes apparaissent également très marqués, même au sein des zones rurales et périurbaines. Ainsi, l’ouest de la France concentre une grande part des PTZ neuf, avec une prédominance de la maison individuelle y compris dans les départements disposant de grands centres urbains (Ille-et-Vilaine, Loire-Atlantique, Gironde...). Dans les départements plus ruraux, comme la Vendée ou le Finistère, le logement individuel représente même la quasi-totalité des PTZ neuf. A l’inverse, l’accession aidée dans le neuf est peu présente dans la plupart des départements urbains, même lorsqu’ils connaissent un fort dynamisme démographique (Haute-Garonne ou Hérault). Les contrastes sont tels que l’Anil se demande si l’on peut "penser qu’il existe un tropisme pour la maison individuelle en Bretagne et dans les Pays-de-la-Loire". Elle répond d’ailleurs par l’affirmative, en constatant que l’accession à la propriété dans ces régions ne se conçoit guère qu’en maison individuelle.
 
La seconde partie de l’étude est consacrée au rôle du PTZ dans l’extension du périurbain. Il apparaît en effet que près de la moitié des PTZ neuf accordés sur la période 2005-2009 concerne le périurbain de proximité, le rural en voie de périurbanisation et le rural en transition. Les différentes catégories de rural proprement dit (petites villes rurales, rural agricole, rural ouvrier, rural à attractivité touristique...) ne représentent qu’environ 30% des PTZ neuf et les zones urbanisées 25%. Plusieurs raisons expliquent ces choix des accédants : prix du foncier, qualité du réseau routier qui autorise l’éloignement du lieu de travail... Mais en s’appuyant sur l’exemple de Rennes, l’Anil estime également que "l’action des collectivités locales en faveur de l’accession à la propriété est probablement aussi un facteur qu’il faut prendre en compte pour expliquer à la fois le dynamisme de l’accession dans le neuf et sa répartition géographique".
 
 
 
Jean-Noël Escudié / PCA
 
 
 
publié le 15 septembre 2010

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