La Provence.com - 27/01/2010

Logement à Marseille : à chaque quartier son marché

 
 

Troisième volet du dossier logement : ville atypique, la cité phocéenne abrite autant de niches immobilières qu’elle compte de lieux de vie

C’est le produit actuellement le plus demandé dans la cité phocéenne ; c’est aussi l’un des plus rares. Le "trois pièces" (T3) a la côte, mais ce sont surtout les T1 et T2 dont les Marseillais cherchent à se défaire, souvent d’ailleurs pour passer au format supérieur. Un bien convoité y compris par ceux qui s’orientaient vers la location, mais que le prêt "à taux zéro" ou le chèque "premier logement" ont convaincu de devenir propriétaire, notamment dans les arrondissements où le prix au mètre carré (environ 2100€) permet d’exploiter pleinement ces deux dispositifs. VOIR INFOGRAPHIE

"Actuellement, peu de monde veut vendre
, constate Henri Perret, responsable de l’agence immobilière Laforêt France, à Endoume (7e ). Les gens ont peur de l’avenir, notamment du chômage. Et puis la crise a rapproché les couples, réduisant le nombre de biens mis sur le marché à la suite d’un divorce. Mais en face, il y a toujours autant d’acquéreurs potentiels. Conséquence : la forte baisse des prix observée depuis deux ans a été en partie endiguée". Et de rappeler qu’à Marseille, l’an dernier, ces prix avaient chuté de 10%, dégringolant même de 16,6% dans le 6e arrondissement et de 9,3% dans le 9 e. Mais curieusement, la nouvelle donne n’a pas entraîné de flambée des tarifs.

"Le moindre handicap, comme l’absence d’ascenseur ou la nécessité de procéder à des travaux, est une raison de réduire les prix"
, souligne Pierrick Métot, administrateur de la Fédération nationale de l’immobilier (Fnaim). "Un appartement sans cachet ni saveur peut perdre jusqu’à 10% de sa valeur, confirme Henri Perret. D’autant que les acheteurs sont devenus très compétents. Ils arpentent tous les quartiers. En 2008, un bien qui ne correspondait pas au prix du marché, "partait" quand même.Aujourd’hui, ce n’est plus le cas".

Quant à ceux qui avaient acheté un logement au plus haut de "la bulle" spéculative, en 2005 ou 2006 et qui sont obligés de vendre, il leur faut revoir leurs prétentions à la baisse. En fait, avec ou sans crise, le marché phocéen reste difficile à appréhender dans sa globalité. "Il existe autant de situations différentes que la ville compte de quartiers
", rappelle Pierrick Métot. Et de souligner par exemple l’attrait qu’exerce toujours le centre-ville ou encore l’intérêt que suscitent les quartiers Nord depuis leur récente mise en valeur par des promoteurs qui y ont trouvé un nouvel eldorado.

Concernant le marché locatif, la Fnaim a constaté une hausse modérée des tarifs en 2009 (+2,1%), lesquels atteignaient en moyenne 13€/m². Avec deux tendances fortes que souligne Henri Perret : "D’une part les locataires commencent à négocier les prix, ce qui était rarement observé il y a encore deux ans. D’autre part les propriétaires qui avaient mis un bien en vente sans besoin financier urgent, reviennent sur leur décision pour proposer ce bien à la location, en attendant des jours meilleurs"
. Un marché marseillais de l’immobilier particulièrement diversifié et complexe dont les professionnels envisagent pourtant l’avenir avec confiance.

"Quand on a connu les effets d’une Guerre du Golfe ou d’un taux de crédit à 17%,
fait remarquer Pierrick Métot, on ne peut qu’être optimiste, même si la crise actuelle conduira forcément certains projets à marquer le pas. Mais ils finiront tous par aboutir, et il y en a de beaux. Sans compter les perspectives ouvertes par 2013".

 

Publié le mercredi 27 janvier 2010 à 17H17






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