Le Monde.fr - 15/01/2016

L’Etat pris au piège du Droit au logement opposable


LE MONDE |

13.01.2016 à 06h44

• Mis à jour le

13.01.2016 à 11h08

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En adoptant, le 5 mars 2007, le Droit au logement opposable (DALO), le Parlement a-t-il créé une situation ingérable pour l’Etat ? A l’époque, la loi a été votée à une forte majorité, sous la pression de l’association Les Enfants de Don Quichotte, qui, à l’hiver 2006, avait planté 200 tentes sur les berges du canal Saint-Martin, à Paris. Celle-ci oblige l’Etat à proposer un logement adapté aux personnes reconnues, par des commissions départementales, prioritaires et bénéficiaires du droit au logement opposable, dans les trois ou six mois suivant la décision.

Mardi 12 janvier, Marie-Arlette Carlotti, députée (PS) des Bouches-du-Rhône, qui préside le comité de suivi de la loi DALO, a livré le premier bilan chiffré couvrant toute la période 2008-2014. Il montre que la demande des familles mal logées ne faiblit pas. Ainsi, 86 086 ménages ont tenté de bénéficier du DALO en 2014, soit 43 % de plus qu’en 2008, mais seul un dossier sur trois a abouti. « Cette loi est utile puisqu’elle a permis, en six ans, à plus de 82 000 familles d’obtenir un logement social, se félicite Mme Carlotti. C’est un vrai effort de l’Etat que de mobiliser plus de 17 000 logements comme pour l’année en 2014, pour ce public qui n’aurait jamais été relogé sans cela. » La plupart des demandeurs disposent, contrairement aux idées reçues, de ressources pérennes : 51 % perçoivent plus que le smic.

Le DALO est donc un aiguillon...

 

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