20 minutes.fr - 12/02/2010

Le centre-ville n’est pas tiré d’affaire

Logement

Une série d’incidents dans des hôtels meublés relance le débat sur l’habitat indigne
 
Incendie dans un hôtel meublé rue Mazagran (1er) lundi après-midi, évacuation la semaine dernière des familles résidant dans un autre hôtel meublé situé à deux pas, rue du Musée (1er). Plus de dix ans après le lancement des premières politiques de réhabilitation de l’habitat indigne dans le centre-ville, la question fait toujours débat.
 
Pas «  d’autoflagellation  »
 
Hier, Patrick Mennucci, maire (PS) du premier secteur estimait que «  la ville n’a pas fait son boulot  », dans l’affaire de l’hôtel de la rue Mazagran, parti en fumée lundi. «  En janvier 2007, la ville a refusé au propriétaire l’exploitation de l’hôtel, demandant à ce que des travaux soient entrepris, avance Patrick Mennucci. Par la suite, la propriétaire a indiqué que les travaux avaient été faits, ce que la ville n’a pas vérifié  ». L’élu socialiste marseillais accuse : «  Je le dis, la ville a fait confiance à une maquerelle.  ». Une attaque fermement réfutée par José Allegrini, l’adjoint au maire (UMP) en charge de la sécurité civile. De son côté, la sécurité départementale a ouvert une enquête pour déterminer l’origine du sinistre. Rue du Musée, onze familles ont dû être évacuées vendredi dernier par la ville, leur hôtel meublé, vétuste, ayant été frappé par une interdiction d’occupation (lire encadré). Lancé en 1998, le périmètre de restauration immobilière (PRI), confié à la société d’économie mixte de la ville, Marseille Aménagement, s’est achevé fin 2009. Sans trouver de solutions pour l’hôtel de la rue du Musée, concerné par le PRI. Alors qu’une mission d’évaluation du PRI Noailles s’est mise récemment en place au sein de la ville, réunissant majorité et opposition, Patrick Mennucci envisage déjà de réclamer «  un audit sur les hôtels meublés  » dans son secteur. La mission doit rendre son rapport à la mi-mai. «  Moi, je ne fais pas partie de ceux qui s’autoflagellent  », lance Yves Moraine (UMP), président de la mission d’évaluation. Le bilan du PRI est plutôt positif  ». «  J’aimerais qu’on remontre les photos de 1995, quand il y avait encore plein d’immeubles ou l’on mourrait du saturnisme  !  », poursuit l’élu municipal. Pour l’association Un centre-ville pour tous, le PRI est en revanche un échec. «  Les marchands de sommeil ont prospéré, indique Nourredine Abouakil. Avant le PRI, certains hôtels meublés insalubres étaient occupés à 40 %, aujourd’hui, ils le sont à 80 %.  » 
LAURENT BERNERON
Créé le 12.02.10 à 04h23
 
 
relogement
 
Les onze familles qui occupaient l’hôtel meublé rue du Musée ont été relogées dans un autre hôtel de Belsunce. Dans des «  conditions correctes  », selon les associations qui les suivent. La ville étudie actuellement leur relogement au «  cas par cas  ».
 
 

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