Ministère de l’Economie des Finances et de l’Industrie - /04/2005

Retour sur les évolutions récentes des dépenses en faveur du logement

Diagnostics Prévisions et Analyses Économiques

Diagnostics Prévisions
et Analyses Économiques N° 68 - Avril 2005
Retour sur les évolutions récentes des dépenses en faveur du logement

En préambule les auteurs de l’étude précisent :

"Ce document a été élaboré sous la responsabilité de la Direction Générale du Trésor et de la Politique Économique et ne reflète pas nécessairement la position du Ministère de l’Économie, des Finances et de l’Industrie."

" L’étude présentée ici repose sur la dernière série des comptes du logement (rapport 2004, chiffres 2002).
Pour les années suivantes, on a commenté les chiffres sur les prix des loyers.
- En 2002, les dépenses en logement se sont élevées à 316 Mds€ et ont représenté environ 21% de la
richesse nationale. Les dépenses courantes - loyers, dépenses d’énergie et charges - représentent
près des trois quarts de ce total contre un quart pour les dépenses d’investissement ou dépenses en
capital - achats de terrains, constructions de logements neufs, amélioration de l’ancien.
- 73% des dépenses courantes de logement concernent les loyers, dont la hausse est encore restée
forte en 2003, tant à Paris qu’en Province, après une année 2002 qui a vu la plus forte augmentation
de l’indice du coût à la construction depuis 1985. Toutefois, on observe depuis 2 ans une décéléra-tion
des loyers des logements libres à la relocation, ce qui traduit une relative détente sur le marché
des logements libres. Après s’être resserré dans les années 1990, l’écart entre les loyers du secteur
libre et du secteur social s’est à nouveau creusé depuis 4 ans, alimentant le risque de segmentation du
marché. Les disparités géographiques ont, quant à elles, tendance à se réduire.
- Les dépenses d’investissement ont augmenté régulièrement depuis 1997, tirées par la croissance des
constructions de logements neufs, et dans une moindre mesure par la progression des travaux
d’amélioration et de gros entretien. Le nombre de mises en chantier dépasse depuis deux ans les
besoins annuels. Toutefois, l’offre n’est pas totalement adaptée à la demande, et le déficit d’offre
n’est pas encore résorbé dans les zones les plus tendues, notamment au coeur des métropoles.
- La formation brute de capital fixe (FBCF, en valeur) en logement est surtout le fait des ménages
(accédants et propriétaires bailleurs) qui représentent plus de 90% des dépenses d’acquisitions et de
travaux. Sur le marché de l’ancien, la hausse des prix est encore forte, même si elle peut être expli-quée
en grande partie par les fondamentaux économiques (revenu des ménages, taux d’intérêt, durée
des prêts...). L’ancien représente désormais plus de la moitié de l’activité immobilière (55% des acquisitions et travaux en logement).
- L’effort public en faveur du logement s’élève à 8,1% des dépenses de logement, soit 1,7% du PIB. Il
est tiré par la forte croissance des avantages fiscaux qui s’élevaient à près de 7 Mds€ en 2002. Depuis
la réforme de 1977, les aides à la personne sont prépondérantes ; elles bénéficient pour 80% aux
locataires, en particulier les plus modestes qu’elles contribuent fortement à solvabiliser. Néanmoins
la hausse des loyers dans le secteur libre et l’accroissement des écarts absolus avec le secteur social favorisent la concentration des ménages les plus pauvres dans le parc social.

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