La Provence.com - 17/06/2015

CENTRE-VILLE : LES EXEMPLES DES RUES SAINT-FÉRRÉOL, ROME ET RÉPUBLIQUE - Une offre commerciale à redynamiser d’urgence


Les deux principales artères commerçantes du centre-ville, la rue de Rome et la rue Saint-Ferréol, ne sont distantes que de quelques mètres. Et pourtant, tout semble les opposer 

Les deux principales artères commerçantes du centre-ville, la rue de Rome et la rue Saint-Ferréol, ne sont distantes que de quelques mètres. Et pourtant, tout semble les opposer.

La rue Saint-Ferréol, malgré son état de propreté aléatoire et la réticence de nombreux commerces à jouer le jeu de l’ouverture le dimanche, reste celle des grandes enseignes. Pull&Bear, H&M qui va s’implanter en lieu et place du Virgin, mais aussi Courir et Size, monstre britannique de la basket et du streetwear, qui vont prochainement s’y installer... Sans oublier la marque de glisse Volcom, qui remplacera Corezone dans un futur proche. Preuve que "Saint-Fé" attire toujours et que son potentiel commercial est encore vivace. Pour la rue de Rome, c’est beaucoup moins évident. Les travaux à rallonge du tramway ont laissé des traces et près de 60 commerces ont tiré le rideau. Kenny Tissus, enseigne historique, ou plus récemment Texto ou Version Française, pour ne citer qu’eux. Aujourd’hui, la partie basse de la rue de Rome ressemble à une foire aux fringues low-cost, avec l’arrivée récente de familles chinoises, dont les magasins ressemblent davantage à des hangars de stockage qu’à des boutiques de vêtements. Autant dire que la rumeur de l’arrivée de Primark sur le voisin Saint-Fé en a fait bondir plus d’un.

Sur République, des trompe-l’oeil en cache-misère

"Ça nous tuerait. Il n’y a qu’à voir à Grand Littoral, il n’y a que le côté où se situe Primark où il y a de la vie. Déjà, nous, on vend des jeans à 25 euros, ce qui est peu cher, alors s’ils nous mettent un monstre qui les vend à 12 euros, on peut fermer. Si les élus laissent faire, c’est scandaleux", tonne Gabriel, responsable du magasin So Cute. "Primark, ou une enseigne similaire, ça amènerait du flux, du passage et donc des retombées sur la rue de Rome, tempère Renaud, gérant d’Urban Center, référence de la sneakers. Quelques motifs d’espoirs existent cependant, comme l’ouverture de La Brioche, qui propose des viennoiseries et de la petite restauration. Et qui, assez rare pour être souligné sur l’artère, est doté d’une terrasse.

"C’est un vrai gain pour la rue de Rome, tout comme l’ouverture récente d’un opticien et d’un magasin de sport, estime Nicole-Richard Verspieren, caviste et vice-présidente de la CGPME 13. Les motifs d’espoirs existent indéniablement". Rue de la République, on cache carrément l’absence d’offre commerciale digne de ce nom par... des posters trompe-l’oeil sur les façades des locaux qui cherchent preneur. Des posters qui représentent d’hypothétiques commerces. Les immeubles haussmaniens entièrement rénovés et le passage régulier des cadres travaillant à La Joliette ne suffisent visiblement pas à y attirer des enseignes de renom. Concernant le logement, près de 30 % seraient encore inoccupés. Samedi prochain, les sociétés immobilères ANF et Atémi y organisent une grande fête toute la journée avec, en point d’orgue, le soir, un concert de Sanseverino. Suffisant pour y provoquer un sursaut ?

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