Les Echos.fr - 20/11/2008

Logement : la baisse des prix s’accélère et touche Paris

Cette année, le recul devrait atteindre 10 % pour Paris intra-muros sur les biens de 150.000 à 450.000 euros, selon le réseau Laforêt Immobilier  
 

On savait que les prix de l’immobilier résidentiel avaient amorcé leur décrue depuis août. Un nouveau palier vient d’être franchi dans l’ancien : la baisse s’accélère en province et touche désormais Paris. Dans les " Echos ", le 5 novembre, les dirigeants du réseau Laforêt Immobilier (880 agences) constataient déjà une baisse de 10 % des prix, depuis janvier, sur les ventes de logements entre 120.000 à 250.000 euros (80 % des volumes), Paris étant alors encore épargnée. Cette fois, la tendance se durcit. " Au niveau national, la baisse devrait atteindre 20 % sur l’année pour ce type de biens et 10 % sur l’ensemble des biens, estime désormais Laforêt. Dans le même temps, le recul devrait atteindre 10 % pour Paris intra-muros sur les biens de 150.000 à 450.000 euros ", qui représentent 80 % des transactions dans la capitale. Là où ce segment " progressait d’environ 6 % à fin juin ". Commentant hier les résultats de son baromètre annuel, Laforêt constate sur ce même créneau du marché " une baisse à Paris de 5 % par rapport aux prix atteints fin juillet et, depuis octobre, de plus en plus d’offres acceptées par les vendeurs qui s’inscrivent en recul de 10 % à 15 % ".

Pression variable en province

En province, l’analyse par régions, à fin octobre, montre des problématiques variées. A Lyon, où sévit une pénurie de foncier, les appartements bien situés (La Tête d’Or, etc.) ne reculent guère, mais les maisons en périphérie et les biens médiocres chutent. A Bordeaux, où des aménagements intra-muros ont été faits, la crise recentre la demande vers l’urbain. Par ailleurs, il y a avait eu dans les périphéries de Bordeaux et Toulouse comme dans des villes moyennes (Carcassonne, Albi, Rodez, etc.) une surproduction dans le neuf due aux investissements Robien. Ces appartements se vendent aujourd’hui avec une perte de 30 %... quand ils se vendent. A Rouen, les Anglais n’achètent plus, faisant chuter le coeur de cible (résidences principales et 3 pièces). Mais les studios et les résidences secondaires, convoitées par les habitants de Paris et de l’Oise, résistent. Marseille, qui avait beaucoup renchéri, prend la crise de plein fouet sauf pour les studios, du fait du nombre élevé d’étudiants.

Autre phénomène inédit, dans des villes de qualité, " on observe depuis début octobre des transactions payées 100 % au comptant du fait d’un retour des investisseurs qui sont sortis de la Bourse ou renoncent à y aller, note Laforêt. Ils veulent du capital pierre plus que de la rentabilité et recherchent un rendement brut de 4 % ".
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MYRIAM CHAUVOT
[ 20/11/08 - 10H22 ]
 
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