Metro - 21/12/2011

Marseille : 35 000 logements mieux isolés à l’horizon 2014


En termes d’économie d’énergie, la région PACA est à la traîne. Les bailleurs sociaux essaient de rectifier le tir.

Des fenêtres qui laissent passer les courants d’air, des murs mal isolés, des toitures à refaire… Avoir un logement permettant de faire des économies d’énergie, cela coûte de l’argent. C’est pourquoi les bailleurs sociaux de la région PACA ont décidé de mettre la main à la poche. Avec le conseil régional, ils ont reconduit le programme RHEA (réhabilitation, habitat, énergie, amélioration). Où il s’agit de financer des travaux de réhabilitation du parc de logements sociaux. Jusqu’en 2014, les 35 000 habitations les plus "énergivores" du secteur seront ainsi en travaux pour obtenir un meilleur résultat en termes d’isolation et de chauffage.

Les logements privés encore plus mal lotis

Philippe Oliviero, le directeur de l’association régionale des HLM PACA-Corse (ARHLM) explique : "Sur les quelque 280 000 logements sociaux que compte la région, 20 % sont énergivores, 40 % entrent dans la catégorie moyenne et 20 % sont dans la meilleure catégorie en termes d’économie d’énergie." Un bilan moins négatif que dans le parc locatif privé. Où "80 % des logements sont énergivores", souligne le directeur de l’ARHLM. À titre d’exemple, selon l’antenne régionale de l’ADEME (agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie), "60 % des résidences principales des locataires à loyer libre (soit 323 000) sont sous-équipées en fenêtres à doubles-vitrages, contre 43 % pour les locataires du secteur social (soit 130 000)."

Reste qu’en 2012, les bailleurs veulent ajouter un volet à leur action : la formation des locataires. Pour le président de l’ARHLM, Bernard Oliver, "c’est un travail sur le long terme. Il faut expliquer comment on fait pour économiser l’énergie dans le logement. Or, nous avons un problème, notamment dans les grands ensembles. Les associations de locataires sont vieillissantes et nous peinons à trouver des interlocuteurs motivés." La bataille de l’énergie n’est donc pas encore gagnée au pays du soleil et du Mistral.


Précarité énergétique

Les populations les plus précaires sont celles qui ont un budget chauffage élevé. Selon l’ADEME (agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie), "les 20 % de ménages les plus pauvres consacrent à l’énergie une part de budget 2,5 fois plus élevée que les 20 % les plus riches." C’est ce que l’on appelle la précarité énergétique. En région PACA, cette précarité est particulièrement forte. Selon Michel Vauzelle, le président du conseil régional "Nous avons moins de 11 % de logement social (contre 15 % en moyenne en France) quand près de 75 % des ménages pourraient y prétendre." Alors, on se rabat sur des logements moins bien équipés. Ce qui pose un double problème. L’augmentation du poste énergie en est une : on dépense en moyenne 1087 € par an en PACA (dont 62 % en électricité). L’autre concerne l’utilisation de chauffages alternatifs qui peuvent poser des soucis de sécurité.

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