20 minutes - 23/09/2015

Bouches-du-Rhône : Les logements vacants sont toujours plus nombreux

 


IMMOBILIER Selon l’ADIL, leur nombre a augmenté de 12.000 entre 2007 et 2013...

    Mickael Penverne

    • Publié le
    • Mis à jour le

    Le nombre de logements vacants est en constante augmentation dans les Bouches-du-Rhône. Selon l’Agence départementale d’information sur le logement(ADIL), qui a organisé mercredi une conférence-débat sur ce thème, leur nombre a augmenté de 12.000 entre 2007 et 2013. Si l’on ne dispose pas de chiffres pour 2015, les logements vacants représentaient 7 % du parc de 964.000 habitations en 2012, soit plus de 67.000 appartements et maisons, selon l’Insee.

    Sur les 119 communes du département, 75 sont concernés par ce phénomène mais le phénomène concerne essentiellement l’ouest des Bouches-du-Rhône : Marseille, Aix-en-Provence, Arles, Salon-de-Provence, Aubagne, Martigues et Istres. La durée d’inoccupation a aussi augmenté : la moitié des logements vacants le sont désormais depuis plus d’un an. Alors que le département souffre, comme beaucoup d’autres, d’un manque de logements, ces chiffres interpellent les experts.

    Concurrence

    « Une des causes principales se trouve dans l’ancienneté du parc qui est sans doute plus importante qu’ailleurs, avance Thierry Moallic, directeur de l’ADIL 13. Or, dans ce parc ancien, on n’a pas fait suffisamment de travaux. Du coup, une grande partie des logements est devenue obsolète et ne trouve plus preneurs ». Ces vieux appartements, que l’on retrouve notamment dans l’hypercentre de Marseille, souffrent en outre de la concurrence des habitations plus récentes.

    Alors que dans le reste du pays, « même les logements dégradés se louent », selon Thierry Moallic, dans les Bouches-du-Rhône, il a tendance, au contraire, « à sortir du marché » : « Même en baissant les loyers, les propriétaires de ces logements dégradés n’arrivent pas à trouver de locataires ». Le président de la FNAIM des Bouches-du-Rhône, Eric Damerio, confirme : « Même si les loyers sont plus élevés que dans l’ancien, les éléments de confort du neuf l’emportent généralement ».

    Contrepartie

    Selon les professionnels de l’immobilier, les petits propriétaires ne disposeraient pas des ressources nécessaires pour mettre aux normes thermiques et phoniques leurs logements. Ils plaident donc pour de nouvelles mesures comme l’exonération partielle de la taxe foncière ou la sortie du calcul de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF). « Cela fait au moins dix ans que la FNAIM fait ces propositions au gouvernement, mais on n’a jamais eu de réponse », soupire Eric Damerio.

    Thierry Moallic rappelle qu’il existe déjà des aides à la rénovation grâce notamment à l’Agence nationale de l’amélioration de l’habitat (ANAH). Mais elles exigent au moins une contrepartie : le maintien d’un loyer modéré. « Le cadre juridique existe mais il est peu utilisé », note-t-il. Une autre solution consisterait, pour les bailleurs sociaux, à racheter ces logements dégradés pour les rénover. « C’est de la politique de dentelle, reconnaît-il. Mais au mois, cela permettrait de reconquérir les centres anciens et de garantir la mixité sociale ».

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