Locatis info - 21/07/2008

350.000 logements manquent encore du confort de base

Habitat


publié le 21 juillet 2008

L’Insee publie les résultats d’une étude portant sur les logements en France métropolitaine en 2006. Ceux-ci révèlent des évolutions importantes dans la nature et la qualité de l’habitat. De façon générale, la taille moyenne des logements ne cesse de s’accroître. Elle est passée de 82 m2 en 1984 à 91 m2 en 2006. Mais cette évolution d’ensemble tient surtout aux maisons individuelles : une maison achevée après 2002 affiche ainsi en moyenne 10 m2 de plus qu’une maison achevée avant 1975. La superficie des appartements stagne en revanche depuis 1975. La taille des logements est également fortement corrélée avec l’âge. Une personne de plus de 60 ans dispose ainsi de 20 m2 de plus qu’une personne âgée de 20 à 40. Le statut familial constitue aussi un déterminant important : une personne seule (ce qui est le cas d’un nombre important de personnes âgées) dispose en moyenne de 30 m2 de plus qu’un cohabitant. Le troisième déterminant est la localisation géographique : la surface moyenne par personne est ainsi d’un peu moins de 32 m2 à Paris contre 46 m2 dans les communes rurales ou celles de moins de 5.000 habitants. Cet écart tient, pour une bonne part, à la très forte prépondérance du logement collectif dans la capitale.
Autre point positif révélé par l’étude Logement de l’Insee : la nette amélioration du confort des logements. Il reste cependant 353.000 logements dépourvus du confort sanitaire de base, c’est-à-dire manquant d’au moins l’un de ces trois éléments essentiels que sont les WC intérieurs (270.000 logements), une installation sanitaire de type baignoire ou douche (210.000 logements) et l’eau courante (un très faible nombre de logements). Dans près de 90% des cas, il s’agit d’habitations construites avant 1948. Ces logements manquant du confort sanitaire de base représentent 1,3% du parc, contre 2,2% en 2002 (612.000 logements) et 15% en 1984. Malgré cette amélioration spectaculaire de la qualité des logements, il subsiste 273.000 immeubles insalubres ou menaçant de tomber en ruine. Ce dernier chiffre est même supérieur à celui enregistré en 2002 (267.000 logements), mais cette évolution s’explique essentiellement par un plus grand activisme dans les procédures de classement. Par ailleurs, 1,58 million de logements ne disposent d’aucun moyen de chauffage ou sont chauffés par des moyens sommaires (contre 1,98 million en 2002). Enfin, 9% des ménages sont logés en situation de surpeuplement (contre 16,8% en 1984 et 11,8% en 2002), avec une nette prédominance pour l’habitat collectif (15,8% contre 3,6% pour les logements individuels).
L’étude montre également la concrétisation progressive du souhait du président de la République de voir se développer une France de propriétaires : de 50,7% en 1984, la part des ménages propriétaires de leur logement est passée à 57,2% en 2006. Cette évolution n’est toutefois pas contradictoire avec des attentes accrues à l’égard du logement social. Le nombre de personnes ayant déposé ou renouvelé une demande de logement social au cours des douze derniers mois progresse ainsi régulièrement, passant de 3,4% de la population en 1984 à 4,3% en 2002 et 4,6% en 2006.

 

Jean-Noël Escudié / PCA

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