20 minutes - 21/03/2008

Avec le printemps fleurissent les sans-logis

« Il y a des personnes qui se couchent au travers des portes pour empêcher l’expulsion de leur voisin », martèle Christine Métral, du mouvement ATD Quart-monde. Avec la fin de la trêve hivernale, le collectif, qui regroupe des associations oeuvrant dans le domaine du logement et de l’exclusion, demande un moratoire sur les expulsions.

La trêve hivernale, mesure datant de 1951, permet aux personnes menacées d’expulsion de rester dans leur logement pendant environ cinq mois, du 1er novembre au 15 mars. « Nous avons le cas d’une dame de 70 ans dans le 5e, qui doit quitter son logement car le propriétaire veut vendre. Elle n’a aucune solution de relogement, nous lui proposons donc d’acheter son appartement », explique-t-on chez les Petits Frères des pauvres. « Le propriétaire peut vouloir reprendre le logement ou le vendre, mais le principal motif d’expulsion reste le surendettement locatif », précise Micheline Mathis, de la Confédération syndicale des familles. L’an dernier, 5 830 demandes d’expulsions pour dettes de loyers ont été formulées dans le département. Parmi elles, 1 238 ont été accordées, dont 654 ont nécessité une intervention de la force publique.
 

Amandine Rancoule - ©2008 20 minutes

20 Minutes, éditions du 21/03/2008 - 07h05

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